Renault Zoé 1
Nouvelle en profondeur, pas en surface

Cette nouvelle Renault Zoé n’évolue que peu esthétiquement. Mais sa nouvelle batterie et la possibilité d’enfin disposer d’un chargeur rapide décuplent sa polyvalence… Mais à quel prix !

Renault aime à présenter sa Zoé revue et corrigée comme une toute nouvelle génération… Mais, dans les faits, il ne s’agit que d’un restylage. A l’extérieur, pas un panneau de carrosserie n’a été altéré. Seuls le bouclier avant, les phares, et le dessin interne des feux arrière sont nouveaux. Plus le dessin des jantes et la jolie teinte Bleu Céladon de notre exemplaire d’essai. A l’intérieur, la mue est plus profonde. Dès l’ouverture de la porte, on note une toute nouvelle planche de bord, accompagnée d’un volant et d’une console centrale inédits. Mais les sièges, contreportes et même la partie inférieure de la planche de bord sont repris à l’identique.

Ces nouveautés ont le bon goût de donner un coup de jeune à la Zoé, qui accuse déjà sept ans de carrière. Un âge où la plupart des voitures partent à la retraite. Le nouveau mobilier fait grimper la qualité perçue d’un cran : le tissu recyclé qui recouvre la planche de bord donne un peu de chaleur. On note également des assemblages sérieux. L’ensemble apparaît agréable à l’œil, même si on ne sent pas à bord d’une voiture de luxe… Sentiment qu’on aurait pourtant pu attendre à la lecture du tarif de notre version d’essai, qui frôle les 40.000 € (bonus non déduit) avec les options !

Un équipement de Clio

Si Renault s’est senti obligé de dépoussiérer sa Zoé en 2019, c’est que les deux autres citadines de la marque, les Clio et Captur, ont été totalement renouvelées. Pour le coup, ces deux modèles ont été conçus à partir d’une feuille blanche, en recevant une palanquée de nouveaux équipements. C’est notamment le cas du parking automatique, de l’aide au maintien de voie ou du système d’info divertissement Easy Link, assorti d’un écran vertical de 9,3 pouces. Malheureusement, aucun de ces gadgets ne donne réellement satisfaction. L’aide au maintien de voie, d’une génération plus ancienne que celle des Clio et Captur, fait du ping-pong entre les bandes blanches. Le stationnement automatique impose d’avancer plus de dix mètres en avant de l’emplacement trouvé, impossible à gérer dans une circulation dense. Mais le plus embêtant demeure le GPS, incapable d’annoncer que l’autonomie est insuffisante pour arriver à destination. Et, bien évidemment, encore moins de rechercher une borne de charge sur le trajet et de prendre en compte la durée de l’arrêt dans l’heure d’arrivée.

Côté aspects pratiques, le lien avec la précédente mouture transparaît. Il y a déjà la position de conduite, en hauteur du fait de la présence des batteries sous le siège. Pour autant, on trouve facilement ses aises, du fait de l’amplitude de réglage du volant. A l’arrière par contre, les passagers ne seront pas à la fête. La banquette est étroite et, surtout, positionnée trop près du plancher. Les grands voyageront avec les genoux dans le menton, d’autant plus que la longueur aux jambes n’est pas exceptionnelle. Sans parler de la garde au toit, problématique pour les plus de 1,75 m. Le confort est digne d’une voiture du segment inférieur, comme la Volkswagen e-up!, par exemple. Le volume de coffre, de 338 litres, apparaît quant à lui assez généreux.

Renault Zoé

Un bel agrément de conduite

Cette nouvelle Zoé est disponible en deux niveaux de puissance : 110 ch ou 135 ch. Techniquement, les deux partagent le même moteur, celui de la précédente mouture, simplement revu au niveau de la gestion électronique. C’est la version la plus puissante que nous avons pu essayer. Celle-ci offre un bel agrément. La réactivité ne souffre pas la critique jusqu’à 100 km/h et la douceur est au rendez-vous. Se faufiler en ville est un plaisir. Les routes départementales sont avalées avec bonheur également, le centre de gravité bas assurant un excellent comportement routier. La suspension arrière, très ferme, gâche un peu la fête donnant un aspect sautillant à l’ensemble. Pour autant, le confort demeure assez correct.

Retrouvez l’intégralité de cet essai sur la Renault Zoé dans Génération Électrique n°2

RENAULT ZOÉ INTENS R135
PRIX : À PARTIR DE 32.000 €

MOTORISATION

Type : électrique synchrones à aimant permanent
Batterie : 52 kWh
Puis. max. [ch. à tr/mn] : 135 de 4200 à 11163
Couple maxi [Nm à tr/mn] : 245 de 1500 à 3600
Boîte de vitesses : rapport fixe unique
Transmission : traction
Nbre de portes/places : 5/5
Susp. AV/AR : McPherson/traverse déformable
Electronique embarquée : ESP
Stop & Start : non applicable
Pneus/Jantes : Michelin Primacy 4E 195/55R16

DIMENSIONS/CAPACITÉS

L/l/h [mm] : 4087/1787/1562
Empattement [mm] : 2588
Garde au sol [mm] : nc
Poids à vide [kg] : 1502
Poids tractable [kg] : 0
Vitesse maximale [km/h] : 140
0 à 100 km/h (s) : 9,5
Mixte/urbain/extra urbain : 386/nc/nc
Emission CO2 (g/km) : 0