Mercedes Benz A 250 2

Un début prometteur

Cette Classe A hybride rechargeable n’est qu’un début : sa mécanique sera très vite déclinée sur toute la gamme compacte de Mercedes-Benz. De quoi en faire un véritable atout pour le constructeur à l’étoile : autonomie et consommation sont tout à fait décentes.

Soyons mauvaises langues un bref instant. L’architecture technique de cette Mercedes-Benz A 250 e n’a rien de révolutionnaire. Le moteur électrique est placé entre la boîte à double embrayage à huit rapports, chipée aux A 200 d et A 250 d. Voilà qui reprend un principe inauguré par la Volkswagen Golf GTE il y a six ans déjà ! Et le moteur essence de 160 ch, directement repris de la A 200, n’a subi que des altérations mineures pour s’adapter à la gestion de cette mécanique hybride. Il conserve ainsi le système de désactivation de cylindres, spécifique à Mercedes-Benz, et interdit aux Renault disposant du même bloc.

Mais si on arrête la mauvaise foi, force est de reconnaître que les ingénieurs allemands se sont creusé les méninges. L’innovation est ici concentrée dans la ligne d’échappement, bien plus courte que sur une Classe A standard. Car ici, le silencieux ne se situe pas à l’arrière, mais au milieu de la voiture, dans ce qui sert de tunnel de transmission aux versions à transmission intégrale. Et la sortie est orientée vers l’avant. Malin, puisque cela libère totalement l’espace sous la banquette arrière pour loger une grosse (pour la catégorie) batterie de 15,6 kWh. En contrepartie, la A 250 e se contente d’un réservoir plus petit, de 35 litres, et d’un simple train arrière à traverse déformable, interdisant l’option de l’amortissement piloté.

Des contraintes qui n’en sont pas

A l’essai, ces contraintes apparaissent bien accessoires. Car, en termes de comportement, cette hybride rechargeable offre même un meilleur compromis que ses sœurs essence ou diesel. La suspension fait preuve d’une légère fermeté, sans pour autant sacrifier le confort. Aussi, l’équilibre du châssis donne toute satisfaction. Le train avant se révèle toujours un peu paresseux, ce qui fait partie du caractère de la Classe A. Mais l’arrière lesté de la batterie enroule maintenant gentiment dans les virages. Enfin, le volume du réservoir n’apparaît guère comme une contrainte, avec une consommation relevée de 6,6 l/100 km, sur route comme sur autoroute, une fois la batterie vide.

Alors que les compromis architecturaux choisis par Mercedes-Benz ne retirent pas la substantifique moelle de la Classe A, ils lui apportent par contre un sacré avantage : celui d’une autonomie en mode électrique supérieure à 60 km au cours de notre essai. C’est inégalé, surtout dans la catégorie des compactes ! En plus, dans ce mode où 102 ch sont disponibles, l’agrément est au rendez-vous. Par le silence bien sûr, mais aussi par une vivacité assez satisfaisante malgré la masse élevée de cette compacte allemande (1.680 kg). Car le moteur profite des huit rapports de la boîte automatique, ce qui n’est pas si courant sur les hybrides rechargeables.

Retrouvez l’intégralité de cet essai sur la Mercedes-Benz A 250 E dans Génération Electrique n°4

Mercedes Benz A 250 1

MERCEDES-BENZ A 250 E AMG LINE
PRIX : À PARTIR DE 41.850 €

MOTORISATION
Type : quatre-cylindres essence turbo + moteur électrique
Cylindrée [cm3] : 1332
Puis. max. [ch à tr/min] : 160 à 5.500 + 102 (218 combiné)
Couple maxi [Nm à tr/min] : 230 + 330
Boîte de vitesses : automatique à double embrayage Mercedes à 8 rapports
Transmission : traction
Nbre de portes/places : 5/5
Susp. AV/AR : McPherson/traverse déformable
Electronique embarquée : ESP, système de choix de modes de conduite
Stop & Start : oui
Pneus/Jantes : Bridgestone Turanza T005 225/45R18

DIMENSIONS/CAPACITÉS
L/l/h [mm] :
4419/1907/1452
Empattement [mm] : 2.729
Garde au sol [mm] : nc
Poids à vide [kg] : 1.680
Poids tractable [kg] : 1.600
Vitesse maximale [km/h] : 235
0 à 100 km/h (s) : 6,6
Mixte/urbain/extra urbain : de 0,9 à 1,5/nc/nc
Emission CO2 (g/km) : de 22 à 33